L'éducation sentimentale vue sous l'angle psychosocial

Une chose qui se distingue de l'éducation sexuelle qui devrait ou aurait dû à notre avis demeurer ancrée dans le domaine des sciences naturelles.

Cependant, en éducation sentimentale on aborde bien sûr aussi des aspects de la sexualité mais sous ce fameux angle psychosocial.
éducation


L'idée générale n'est pas originale, mais elle fait partie de ces nombreuses choses qui ont beau être banales, comme elles n'ont pas été concrètement exploitées nous n'hésitons pas à y revenir Cette idée générale dit : il est très difficile pour un garçon de se mettre à la place d'une fille et pour une fille de se mettre dans la peau d'un garçon.

Le défi reste de faire un pas dans la compréhension de données de vie intrinsèques au sexe opposé. Nous n'avons jamais prétendu que ceci vous rendrait plus chanceux en amour. Mais cela peut contribuer à éviter de faire plus de dégâts, à vivre donc un peu moins mal parce que moins de souffrance inutile est générée. C'est quelque chose comme ça le message à l'intention des petits jeunes, avec un programme qui n'est pas démesuré, ni dans ses ambitions, ni dans son contenu. Il repose sur quelques savoirs, de l'information, des échanges.

A l'inverse des généralisations outrancières qui marchent pourtant très bien, vous savez comme quoi les uns sont tous des cochons qui ne pensent qu'à ça (quoi d'ailleurs ?) et comme quoi les autres sont toutes des salopes sauf ma mère. Ca marche parce que dans un premier temps ça donne l'illusion que la vie est simple et puis ça permet une radicalisation artificielle des comportements, ce qui simplifie encore plus les choses. Les surenchères abondent, les filles sont communicatives et affectives, les garçons sont peu démonstratifs et
rationnels, les filles sont plus précoces que les garçons en maturité, papa bricole et maman coud, et tout y passe.

On nous évoquera la fameuse ambiance des vestiaires chez les garçons qui se complaisent sottement à se caricaturer eux-mêmes alors qu'en réalité ils sont loin d'être toujours ce qu'ils disent, prétendent et montrent.

On nous parlera des fameuses soirées de copines, l'invention hystérique et débile du siècle qui permet aux filles d'en rajouter dans les images d'elles-mêmes les plus lourdes où elles font semblant de se reconnaître.

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Premier retour sur terre


Nous savons que procéder à ce rappel paraît un lieu commun, et pourtant il faut bien redire ces vieilles choses : dans les sentiments amoureux hétérosexuels, la visée terrestre de base, la condition existentielle première c'est de favoriser les accouplements. Il s'agit d'amener progressivement une étape de relation physique, sexuelle, génitale, en vue de tenter une fécondation. D'étape en étape, la nature (ou appelez ça comme vous voudrez) recherche l'état de grossesse, son terme et la naissance du/des bébé(s).

C'est le mécanisme de la reproduction de l'espèce, c'est implacable. Le plus innocent des sourires de séduction entre deux jouvenceaux qui ne se connaissent pas est la première étape de cette visée qui dépasse notre conscience immédiate. Cette condition de la vie terrestre manipule automatiquement et constamment les êtres vivants, y compris les humanoïdes pour essayer de les mener à des actes de reproduction.

Ce déterminisme de base d'une simplicité terrible régule l'affaire sur le fond, mais il finit par être tellement bien masqué par la culture, les mœurs et toute une opacité sociale que les repères en deviennent flous. D'autant plus que les progrès scientifiques des pays riches ont permis des techniques fiables de contraception et ont renforcé l'idée suivante : la relation amoureuse physique est une affaire indépendante de l'acte de fécondation visant à favoriser une grossesse et une naissance.

C'est intéressant mais c'est une illusion. Car quelques décennies d'histoire de la contraception efficace ne modifient pas l'héritage de la structure psychique profonde, archaïque qui façonne l'esprit humain depuis des milliers et des milliers d'années, ce qui nous fait d'innombrables générations. Ainsi, si l'on peut dire que la majorité des jeunes filles devenues des jeunes femmes évolue vers un désir fréquent de maternité, on peut aussi dire que de tous temps leur préoccupation a été d'éviter grossesse et maternité. Il y a là une coexistence de matière et d'antimatière, on veut avoir un enfant et parallèlement tous les moyens sont recherchés pour se préserver de la grossesse.

Vous allez dire, oui certes mais c'est qu'il y a grossesse désirée et grossesse non désirée. Nous sommes bien d'accord , mais conviendrons-nous tous que justement rien d'absolu ne règne dans cette affaire, que nous ne saurions donc encourager de processus automatique avec cette éternelle absence de questionnement qui laisse sous-entendre une sorte d'instinct- pulsion-je ne sais quoi- de maternité qu'il ne faut surtout pas contrarier.

Et de toute façon , que la grossesse ait été voulue ou pas voulue, les étapes physiologiques y conduisant sont strictement identiques, ce qui crée sur le fond une tension paradoxale.

L'inconscient archaïque de la fille désirable ne s'embarrasse pas de présence ou d'absence de pilule contraceptive. Il se borne à signaler que des garçons se tiennent prêts à la saillie future et qu'il est dangereux de se faire prendre par n'importe qui. Il rappelle qu'il n'est pas question de multiplier les risques de grossesse et les inconvénients majeurs qui en résulteraient. Il déconseille vivement de mettre au monde un bébé mal protégé dans un contexte insécurisant pour la mère et pour l'enfant.

Pendant ce temps-là, l'inconscient tout aussi archaïque du garçon en bonne santé produit rêve et volonté de rencontre amoureuse et physique avec ces filles désirables qui activent sa libido. Quelqu'en soit le délai, le but final du mécanisme, physiquement, sera l'éjaculation. Avec un peu de chance dans le cadre d'une saillie en bonne et due forme, au pire par une perte dans le caniveau.

La rencontre des inconscients archaïques féminins et masculins autour de la relation sentimentale, amoureuse, ne se manifeste favorablement qu'en jouant sur un espace commun réduit voire assez fragile.

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Le manque de conscience des réalités de l'autre


Il reste sans doute à éduquer un peu plus les garçons à ces données existentielles de base et à réaliser en conscience ce qui entraîne chez les filles un besoin assez fondamental de sécurité et d'espace de construction. Il n'est pas bien compliqué de surcroît de comprendre que personne ne veut voir sa propre vie basculer dans les pires difficultés consécutives à une grossesse non désirée elle-même conséquence d'une relation amoureuse physique intégrale.

D'autre part lorsque cet inconscient archaïque des filles n'est pas mis en lumière, questionné,(et que par définition il reste donc sourdement inconscient), nous voyons que ces mêmes filles se fabriquent une conception automatique de la relation affective feminin-masculin, à savoir que pour elles, cela doit aboutir forcément à l'accouplement sexuel, et donc par la suite une éventualité de grossesse.

La fausse sexualisation de la relation humaine

D'ailleurs, vous connaissez rengaines et discours qui disent bien qu'on ne peut pas être amis, on va forcément être amants ou rien. Sous cet angle, par définition sociale en général on ne sera rien. Evidemment, dés le départ cela annonce un champ des possibles relationnels bien restreint. Ce qui est une chose dommageable et étrange puisque nous avons la capacité d'être lucides et conscients des désirs de fond ou archaïques ou ce qu'on voudra, qui nous animent. Et que nous gardons le libre arbitre évident de nous orienter vers une communication qui n'est pas sexualisée stricto sensu, de toute façon la vie en société nous impose une certaine retenue, inhibition ou ce qu'on voudra aussi.

Ainsi, en tant que garçon, je suis conscient de mon désir pour une demoiselle mais dans l'acte social présent je me tiens délibérément dans une approche qui n'est pas sexuelle. Et cela se passe souvent comme ça, vous ne voyez pas à tous les coins de rue des gugusses renifler les fesses de vos sœurs ou essayer de leur grimper dessus. Ils ont avec elles une relation sexuée, ils ne communiquent donc pas avec elles comme avec un copain de rugby. Mais ils n'ont pas avec elles une relation sexuelle. Une relation sexuée et une relation sexuelle ce n'est pas du tout la même chose, nous avons souvent des relations sexuées avec des personnes pour qui nous n'avons aucun désir sexuel.

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Mauvaises perceptions

Comme les malentendus sont légion, on ne va pas les passer en revue ici, mais prenez par exemple le cas de l'attirance des unes pour les hommes plus mûrs, en fait souvent des hommes puissants, au moins en apparence. Nous l'entendons ici dans un sens essentiellement social, nous parlons de l'homme socialement puissant en fonction de la civilisation, de la culture dans lesquelles il évolue. Ce n'est pas un secret que beaucoup de filles ont une tendance d'attirance pour ces personnes-là, vous notez que nous ne généralisons surtout pas et que nous nous exprimons avec les nuances.

Mais enfin le phénomène est là, et il est souvent mal perçu par les garçons plus jeunes ou en cours d'ascension sociale. Ils vous confieront que finalement toutes ces filles sont des intrigantes, des salopes, intéressées par le compte en banque, le statut, le pouvoir, des éléments dont elles veulent profiter directement.

Pourtant la question n'est pas si simple. Ainsi, le fait que cette attirance pour l'homme puissant n'est pas une stratégie si calculée. Elle se trouve bel et bien axée assez souvent sur le désir, elle est tout à fait érotisée dés le début du côté féminin. Elle répond également à sa façon au même besoin archaïque et donc peu ou pas conscient en tant que tel de construire une maternité et une existence sécurisantes, un espace-temps avec des chances supplémentaires, des avantages pour l'épanouissement social et affectif. Parce que dans ces cas-là (encore une fois loin d'être rares) la frontière entre le social et l'affectif est très relative ou pas significative.

Aller se faire voir

La libido masculine représente pour beaucoup de filles quelque chose d'assez ténébreux, à la fois rudimentaire, risible et inquiétant. Il est vrai que ces pines turgescentes qui se dressent comme ça bizarrement, de manière inattendue, ça a quelque chose d'assez terrible et incongru quand on y regarde à deux fois.

En réalité, cette libido est très influencée par le mental, et que l'on soit née XX ou que l'on soit né XY (évidemment nous ne faisons là allusion qu'au nom du chromosome), le mental reste une affaire compliquée. Et quoi qu'en disent Pierre, Paul ou Jacques, la libido masculine sera instable chez de nombreux individus. Tel jour ils ne pensent qu'à ça, c'est vrai, et le jour suivant, pour telle ou telle raison, suivant tel ou tel facteur ils n'ont pas du tout ça dans la tête. Ils se demandent même secrètement comment la veille ils ont pu se mettre dans un état pareil.

Les filles méconnaissent ou veulent ignorer combien le mécanisme d'excitation mentale masculin est activé par le sens de la vue. Bien sûr nous savons que dans notre monde, se faire remarquer, se faire voir, c'est un jeu qui n'a pas vraiment de règles. Cependant, le désir masculin réveillé pourrait presque se graduer sur une échelle en intensité, on devrait inventer un appareil comme ça. Cette intensité est bien variable. Parfois le désir va jusqu'à déferler en quelque sorte sur l'individu, et lui il ne s'y attend pas forcément, loin de là.

Il faut reconnaître que la majorité des garçons n'est pas sexuellement agressive à la base, nous utilisons ici le terme " agressif " dans un sens élargi, c'est-à-dire " aller délibérément vers… ", une extraversion, être entreprenant dans l'instant, ce qui est par contre le cas des garçons sexuellement agressifs, minoritaires, qui sont particulièrement actifs et réactifs pour rechercher la relation amoureuse physique.


Les autres donc sont disciplinés par la culture sociale, son éducation, sa capacité permanente d'inhibition. Même lorsque le désir déferle, il n'est pas évident qu'ils osent entrer dans un comportement agressif. Mais il s'agit dés lors de contenir, de détourner, peut-être de refouler, alors que cette non-satisfaction du désir déferlant est une réelle violence. C'est violent et cela entraîne un stress d'une nature spécifique qui perturbe sans ménagement le système nerveux. Psychiquement, nerveusement, ce n'est pas une expérience drôle.

Donc pour en revenir à cette importance de voir et pour les autres de se faire surtout voir, si nous prenons le cas d'une jeune fille qui revendique une liberté vestimentaire complète, elle s'insurge contre toute autorité, familiale, éducative sociale ou autre qui l'invite à plus de discrétion. Son enjeu personnel n'est d'ailleurs pas tant de se rendre sexy pour plaire aux garçons mais surtout de rivaliser entre filles à qui sera la plus séduisante, sur des critères qui sont instaurés par le jury féminin lui-même. C'est dire que la gent masculine est déjà transformée en enjeu secondaire. Tellement secondaire au fond, que ces jeunes filles exigent le droit d'érotiser leur apparence à volonté sans avoir à subir les approches de mâles enflammés qui pourtant au départ étaient plutôt calmes. Car au bout de la revendication, elles vous assènent que si les propriétaires des pines turgescentes sont dans cet état, c'est leur problème à EUX.

Bien sûr, nous pouvons tous nous montrer extrêmement tolérants et tout accepter en ce domaine et faire de la vie sociale une grande party sécuritaire pour ces jeunes filles libérées, nous pouvons nous en donner les moyens illusoires. Mais nous ignorerons alors volontairement l'enchaînement des causes et des effets, les stresses masculins répétitifs qui frappent en circuit fermé, qui contribuent à perturber un peu plus la relation au monde du garçon (pas toujours brillante initialement) et sa relation au monde féminin désirable en particulier. Ce n'est pas un calcul génial pour l'avenir de tous.

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L'impact des images, l'impact des medias

Dans le passé, la presse dite spécialisée masculine a fait l'objet d'attention, aussi de critiques, de railleries, à juste titre. On peut s'étonner en revanche de la rareté des commentaires et des analyses concernant cette nouvelle génération de presse féminine. Certains de ses magazines s'adressent au public des jeunes filles, d'autres au public des jeunes femmes, qui ont dix ans de plus. Mais c'est globalement toute cette presse féminine de langue française qui a évolué au fil des années, et radicalement dans son expression : violence verbale, agressivité graphique ou photographique, agressivité des concepts, référence obligatoire à une sexualité sulfureuse…

Evidemment, les lectrices supposées, hypothétiques, cette diversité de filles qui passent dans la rue, ont une apparence beaucoup plus sage, une attitude, une expression qui n'ont rien à voir avec le style concret des magazines. Cependant, c'est bien à elles que s'adresse cette presse, et elle est achetée, consommée et elle ne dépose pas le bilan.
Il n'y a aucune influence des bonshommes sur ces magazines, ils sont faits par les filles pour les filles, avec une responsabilité féminine complète dans la production de rédaction et d'image, c'est bien une construction féminine.

Certes, c'est un média de plus comme un autre, dans une société moderne comme une autre, société très productrice d'images et d'imago, jouant constamment de l'érotisme et avec l'érotisme. Un phénomène omniprésent par exemple dans la publicité, mais bien répandu dans tous les media. Un phénomène que les gens font mine d'ignorer, tant ils sont confrontés à une masse quotidienne de ces images.

Ces gens élèvent des petits enfants, génération de moutards des plus modernes qui n'a qu'à lever la tête pour découvrir un panorama de représentations picturales adultes indécentes et invasives.

Et pourtant, pendant tout ce temps-là où en est la vie quotidienne des gens du commun, des petites gens qui vont pointer à l'usine ou au pôle emploi ? Qu'a-t-elle d'extravagance érotique, de tumulte voluptueux, de jouissances satinées ?

Le décalage est abyssal entre ce que renvoie la société de consommation des images et le monde concret auquel se confronte l'individu ordinaire. Et il est probable que les enfants de l'individu ordinaire, même s'ils ont poussé dans un déluge de représentations très très sexualisées, trouveront difficilement une correspondance dans l'apprentissage du joyeux monde du travail qui les attend, entre autres.

Que nous restera-t-il, à nous les anonymes, à part le poids d'une société productrice de masse de fictions et d'objets virtuels en décalage systématique avec les réalités du monde qu'elle construit parallèlement et tout aussi massivement. Une existence à l'ombre des films amoureux, des chanteuses pop sexy, mais un environnement social aussi amoureux qu'une pointeuse ou qu'un billet numéroté d'attente à la caisse d'allocations familiales ou qu'une voie de triage de train de banlieue.

Entre le flux d'images, de représentations, et le monde construit que nous connaissons trop bien, c'est le grand écart permanent. Et ce grand écart induit une perturbation systématique de l'esprit, même si l'on vous fait croire que tout cela n'est qu'un jeu qui n'est pas bien grave.

Cette perturbation psychique est lentement active, inodore et peu visible, elle joue c'est vrai, elle joue avec l'ensemble de nos représentations, et c'est un jeu à risque.

Il appartient au travail de la psychologie sociale de prendre en compte toutes les facettes de ce jeu à risque.

La partie sombre immergée des amours

De la même façon, il nous faudra garder en tête dans nos comptes de travail que l'énergie sentimentale amoureuse est d'une puissance peu commune et qu'elle révèle de multiples facettes dans le redéploiement permanent des actes d'existence.

Certaines de ces facettes sont incontestablement dures, tout enjeu amoureux présentant une part d'agressivité. Le terme est encore ici à prendre dans son sens élargi " aller délibérément vers et ainsi de suite… ".De toute façon, en utilisant une image triviale mais parlante, nous savons qu'aucune union sexuelle génitale n'est possible sans cette part d'agressivité, c'est une donnée physiologique de l'acte réduit à sa plus simple expression.

Nous savons aussi que cette part d'agressivité peut, dans un contexte bouleversé, défavorable, se transformer en quelque chose d'incontrôlable voire de criminel, toujours en tant qu'acte.

C'est par exemple le cas du viol, enchaînement de cause à effet des plus défavorables à partir d'une situation psychiquement déjà fâcheuse à la base, suivie de x étapes contradictoires aboutissant à un contexte criminel. Mais même si la situation initiale est déjà inquiétante psychiquement, il n'empêche que l'auteur de l'acte à venir peut tout à fait se trouver dans une logique amoureuse mais c'est une autre version de l'état amoureux qui se transforme en cauchemar pathologique.

Nous voulons dire que si vous êtes une personne frigide et uniquement passionnée par la philatélie, vous ne violerez personne. Vous commettrez peut-être d'autres actes des plus regrettables, mais pas celui-là parce qu'il nécessite une disposition amoureuse et du désir adjacent.

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Frustrations, inégalités

Si l'amour physique ne fait pas toujours dans la dentelle sur la Terre, c'est qu'il y a aussi toutes les autres déconvenues, si pesantes. Les éternels " je l'aime mais elle/il ne m'aime pas " " je la/le désire mais elle/il ne me désire pas " et puis de toute manière tout se passe là où les enjeux vont atteindre un paroxysme émotionnel extérieur comme intérieur. C'est une onde de perturbation à haute puissance qui se relie aussi au pouvoir qu'en définitive les uns ont sur les autres.

Il n'est nullement question qu'un sexe en domine un autre. Toute la triste affaire n'aura été qu'une question d'individus, ce sont simplement des personnes qui en dominent des autres. Vous contemplez des filles bien nées et bien loties, comme on dit des filles qui ont tout pour elles, vous contemplez des filles qui n'ont pas grand-chose, et puis des gars nés sous une très bonne étoile et des gars qui n'ont rien.

Au bas de l'échelle, les pauvres bonnes femmes et les pauvres mecs se tiennent maladroitement la patte et regardent à la T.V les sex-symbols et les puissants. Ceux-là leur jettent un œil depuis les hauteurs en se disant : après tout, à chacun sa chacune.

Obsession

Mais du côté des amoureux à sens unique ou des amoureux éconduits, rien n'est réglé. C'est leur structure psychique intérieure qui va jouer un rôle déterminant, leur base d'assise affective la plus profonde. Plus elles sont défaillantes, plus les personnes vont se trouver placés dans la position de quelqu'un qui joue littéralement sa vie sur l'objet de son désir.

C'est-à-dire que si l'autre n'entre pas dans la démarche amoureuse qui mènerait éventuellement à l'accouplement, la vie perd son sens. Et quand la vie n'a plus de sens, une porte dangereuse s'ouvre, peut-être sur des comportements qu'on ne contrôle plus, on ne peut pas prévoir.

Le grand défi

Lorsque l'on entre dans le grand jeu amoureux de la vie sur cette terre, quelque soit l'âge de ce on, un grand défi existentiel commence. Il prend une résonance spécifique dans les sociétés européennes actuelles, bombardées d'images et de flashes virtuels, marquées par l'individualisme ou pseudo-individualisme, et culte de la réussite sociale. Le défi va dépendre de la capacité d'équilibre intérieur de chacun, comment rester debout et rebondir lorsque surviennent les hautes vagues émotionnelles de perturbation.

Bien sûr nous savons que nous n'abordons là que quelques sous-thèmes, avec quelques exemples incomplets, des pistes succinctes de questionnement. Mais rien que cela nous renvoie déjà à la problématique de l'éducation sentimentale psychosociale, aussi éloignée des beaux rêves de la vie en rose que de l'infrastructure des grandes partouzes.
Parce que comme toujours, dans notre interaction à tous avec la vie sociale, et bien justement tout ne s'avère pas si possible que ça. Tout n'est pas permis, du moins permis dans le sens où la magie ferait qu'il n'y aurait pas de conséquences aux actes, aux attitudes, aux paroles…et puis l'autre grande difficulté, c'est que l'éducation sentimentale résonne de manière fortement intrapsychique au questionnement de ce qu'il y a de plus intime chez une jeune ou moins jeune personne de race humaine.

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