Gestalt et analyse systémique:

qui ne se ressemble pas s’assemble

Pour notre part, nous sommes formés à la Gestalt-Therapie et à l’Analyse Systémique, nous aurions pu être formés dans d’autres écoles, ce n’est pas le plus important. Nous ne voyons pas d’intérêt à séparer encore les courants, à multiplier les murs de frontière, à prétendre que tel courant est meilleur que tel autre.

Il est plus intéressant de rassembler les compétences et les approches, car quand on est confronté au travail sur le terrain, on sait bien que toutes ces écoles cliniques se complètent.

Nous avons suffisamment souffert de l’intolérance particulière des psychanalystes envers nos écoles de formation comme envers toutes les autres, de cette ignorance volontaire, bornée et désolante qui ferme la porte des psychanalystes à tout ce qui ne leur ressemble pas et ne travaille pas comme eux. Les conséquences de ce phénomène sont amplifiées en France car le milieu institutionnel est occupé en quasi-monopole par le courant psychanalytique, ce qui produit une chape de plomb.

Pour revenir à la Gestalt et à l’Analyse Systémique, nous pouvons dire qu’elles sont délicates à utiliser ensemble mais vraiment complémentaires.

La Gestalt relève d’une approche dite psychodynamique, plutôt orientée donc vers l’intrapsychique, l’individu, et c’est à l’origine une école dissidente de la psychanalyse qui va s’en démarquer et se structurer dans les années 1950. Tous les chercheurs Gestaltistes des débuts étaient psychanalystes et souvent médecins psychiatre. Ils ouvrent dés cette époque-là de nouvelles voies de travail, profondes, pertinentes et originales. Les recherches sont influencées par des approches existentielles et psycho-corporelles et par un domaine qui porte un nom compliqué : la phénoménologie. Il s’agit dans un premier temps d’éviter jugement, morale, à priori, et d’observer, ressentir, vivre les choses (les phénomènes) au fur et à mesure de leur apparition, de considérer comment se passe cette apparition, sa transformation, sa disparition et de construire un travail à partir de l’expérience permanente du cycle. Entre autres.

Les techniques de la Gestalt vont conduire à une attention particulière portée à l’émergence des émotions qui deviennent une voie privilégiée vers la prise de conscience de ce qui est habituellement dans l’ombre, donc justement pas conscient.

L’Analyse Systémique est également née dans les années 1950, elle est alors issue essentiellement du monde institutionnel psychiatrique où certains médecins remettent en question les pratiques et s’interrogent sur de nouveaux modes de travail.

La caractéristique alors révolutionnaire de l’Analyse Systémique, c’est qu’elle ne travaille plus avec un individu mais avec le système familial entier qui entoure cet individu. En entretien sont donc rassemblés parents, frères, sœurs, et tout autre membre vivant sous le même toit.

Par la suite, l’Analyse Systémique s’étendra hors du champ institutionnel de la santé mentale pour travailler avec les problématiques de n’importe quel groupe humain constitué

( une équipe, un service, un ensemble de co-propriétaires, tout ce qu’on veut…) mais la famille est restée le cas le plus emblématique d’où l’apparition du terme thérapie familiale.

On considère ici qu’une personne supposée aller mal est de toute façon dépendante du milieu dans lequel elle vit. Elle est sous l’influence du milieu et elle l’influence à son tour dans un mouvement permanent d’interdépendance et de construction, pour le meilleur ou pour le pire. C’est un mouvement circulatoire permanent des phénomènes. Le point commun de l’Analyse Systémique et de la Gestalt c’est l’approche phénoménologique.

Par contre, l’Analyse Systémique n’est pas intra-psychique car c’est bien le système lui-même qui est ciblé. L’attention sur l’individu reste entière mais dans la perspective de cette interaction complexe avec le groupe. L’individu va évoluer au fur et à mesure que le groupe va générer un nouvel équilibre.

Nous avons utilisé l’adjectif « complexe » parce que c’est bien le mot qui s’applique aussi bien à l’étude de l’Analyse Systémique qu’à sa pratique sur le terrain.

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SI VOUS CHERCHEZ ...


Accompagnement psychosocial : thème 1
Adolescence: thème 4 et thème 8
Amour (sentiments, représentations, réalités…) thème 3, thème 4 et thème 8
Analyse systémique : thème 2
Bénévolat : thème 7
Couple : conjugal : thème 3 et thème 4
Couple : parental : thème 3, thème 4, thème 7, thème 8, et thème 9
Crime : thème 5
Désir (libido…) : thème 4
Deuil : thème 10
Ecole (scolaire) : thème 8
Erotisme : thème 4 et thème 6
Europe de l’ouest, problématiques de vie courante : thème 6
Famille, entretiens familiaux : thème 2, thème 3, thème 7, et thème 8
Gestalt-thérapie : thème 2
Identité (culturelle, de langue, géographique…) : thème 9
Insécurité (sentiment d’insécurité) : thème 5
Maladie de longue durée : thème 7
Média (rôle, influence…) : thème 4, thème 5, thème 6, et thème 8
Métis, métissage : thème 9
Parent, parentalité : thème 3, thème 4, thème 7, thème 8, et thème 9
Parents d’élève : thème 8
Psychothérapie (écoles, courants, pratiques…) : thème 1, et thème 2
Sexisme (masculin et féminin) : thème 4
Sexualité : thème 3, thème 4, et thème 8
Victime : thème 5

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